Série Amiga 1000

Constructeur : Commodore
Pays d’origine : USA
Microprocesseur : Motorola 68000
RAM : 192 Ko
Clavier : AZERTY, mécanique, 93 touches dont pavé numérique sépare
Affichage : 4096 couleurs
Mémoire de masse : Lecteur de disquette 3″1/2 de 880 Ko.
Son : Stereo
Année de commercialisation : 1985
Prix à l’époque : 18000 Francs Francais

Note : Après de années de suprematie grâce au C64, Commodore se lance dans la technologie de pointe avec l’ordinateur 16/32 bits, qui sera vraisemblablement le plus performant de son époque, tant du point de vue graphique que sonore. Crée par Jay Miner (le concepteur de l’Atari 800), l’Amiga apporte en outre de réelles innovations système, notamment avec l’AmigaDos, premier véritable OS multitâche.

Les successeurs de l’AMIGA 1000 sont les AMIGA 500, 500+ et 2000 puis viennent ensuite les AMIGA 600. Aujourd’hui disparus du marché.

Les AMIGA 1200 et 4000 sont toujours d’actualité.


Jay Miner – Concepteur du VCS, de l’Atari 800 et de l’Amiga

A l’origine Jay était ingénieur chez le rival éternel de Commodore : Atari. Après avoir travaillé sur le VCS puis l’Atari 800 et créé bon nombre de jeux pour cette société, Jay propose de développer de nouveaux projets hardware, en particulier une machine 16 bits. Atari s’en moque et Jay décide de filer avec quelques techniciens pour rejoindre la toute jeune société Hi-Toro, en plein coeur de la Silicon Valley. Aidé de Carl Sassenrath, Dale Luck et RJ Mical, il développe des périphériques de jeux pour assurer des revenus immédiats et planche sur son projet d’ordinateur 16 bits. “La chose la plus cool était que je pouvais amener mon chien dans les locaux” indique Jay (on retrouvera d’ailleurs l’empreinte de la patte du caniche sous le capot de l’Amiga 1000).

En 1984, un prototype peut enfin être présenté au Consumer Electronic Show de Las Vegas. La légende veut que la machine soit tombée en panne juste avant sa présentation et que Jay dut prendre le fer à souder pour la remettre sur pieds à la dernière seconde. A la vue de la “bouncing ball demo” qui met en scène une bille décorée d’un damier rouge tournant sur elle-même sur un fond sonore digitalisé, les professionnels du monde entier ont le souffle coupé. Les 4096 couleurs, le système multitâche sous 256 Ko, les quatre voix sonores… tout relève du travail de génie. Pour preuve : le système original de l’Amiga est resté à la pointe de la technologie pendant près de dix ans et étonne encore les spécialistes. La technologie de la machine intéresse rapidement de grosses compagnies ce qui tombe bien puisque la société Amiga est terriblement endettée et n’a plus assez de ressources pour lancer la fabrication de masse de son micro. Atari, pense rafler le morceau… Mais Commodore dame le pion à Jack Tramiel : l’offre de rachat est supérieure à celle d’Atari (plus du triple), le logo de la société Amiga sera conservé pour son ordinateur et l’équipe de la société Amiga sera intégralement reprise par Commodore. L’histoire était écrite. On connaît depuis le succès de l’Amiga qui fera la une de Byte, le géant de la presse informatique aux Etats-Unis.

L’implication de Jay s’est officiellement arrêtée après la sortie commerciale de l’Amiga 1000, date à laquelle il rejoint une entreprise travaillant dans l’électronique médicale. Jusqu’à son décès en 1994, équipé de son chapeau de cow-boy, avec son look de chercheur d’or, Jay a écumé les conférences développeurs et les réunions des fanatiques d’Amiga.


Pour plus d’informations sur l’Amiga : CORSAIRE Production section Amiga